– Monsieur le Président, je fais chauffer de l'eau dans une tasse sur un poêle. Je remplis deux bouteilles, l'une que je place sous mes pieds et l'autre dans mes mains pour ne pas être gelé. Et tout ce que nous avons, nous le portons pour dormir.
Des témoignages comme celui de Svitlana nous parviennent par centaines de milliers. Alors que l'année 2025 a été la plus meurtrière pour les civils ukrainiens, voilà que la Russie s'enfonce dans l'abomination par la destruction du système énergétique ukrainien, alors que l'hiver est l'un des plus froids jamais connus. Je le dis avec gravité: ces attaques sont des crimes de guerre. Les responsables devront répondre de leurs actes.
D'ici là, nous devons aider les Ukrainiens à tenir. Je salue, Madame la Commissaire, la livraison de générateurs à l'Ukraine par le mécanisme de protection civile européenne. Mais nous pouvons et nous devons aller plus loin encore en produisant et en livrant autant de générateurs que nécessaire, et les moyens militaires aussi, pour intercepter tous les missiles.
Et puis cette escalade rend plus que nécessaire le soutien budgétaire à l'Ukraine. Alors, demain, chers collègues, nous aurons une décision historique à prendre: financer par la solidarité européenne, sans attendre la possibilité d'utiliser les avoirs russes – je finis, Monsieur le Président – 90 milliards de soutien à l'Ukraine sans lesquels elle ne tiendra pas. Alors, demain, soyons à la hauteur de nos responsabilités.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)