– Monsieur le Président, je vais vous raconter une histoire. Une histoire française. L'histoire d'une Europe qui renonce à ses principes.
C'est l'histoire d'Hamza. Hamza est français. À douze ans, il a été emmené en Syrie par sa mère. À douze ans, il a connu la guerre, la mort, les camps du nord-est syrien. Il n'a jamais choisi. Son enfance lui a été volée. Aujourd'hui, Hamza a 22 ans. Il n'est coupable de rien. Pourtant, à l'heure où je vous parle, il est enfermé dans une prison irakienne, attaché à un codétenu, interrogé, frappé.
Pourquoi l'Irak? Parce que la France a laissé faire. Hamza n'est coupable de rien. Mais la France, elle, elle est coupable. Coupable de refuser de rapatrier ses ressortissants, notamment les enfants; coupable de sous-traiter la justice, coupable de piétiner l'état de droit.
Des Hamza, il y en a des dizaines. Je les ai rencontrés. Ils attendent d'être rapatriés. Leurs parents attendent d'être jugés et les associations de défense des victimes du terrorisme veulent des procès en Europe. Alors agissons au nom de nos valeurs, de nos principes, rapatrions ces enfants parce qu'ils sont innocents, rapatrions les adultes et jugeons les dans l'état de droit.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, la Syrie est engagée dans un affrontement armé contre les forces kurdes, pourtant en première ligne contre les groupes djihadistes. C'est dans ce contexte de guerre et de chaos qu'ont eu lieu des centaines d'évasions de combattants djihadistes depuis des prisons qui n'étaient plus...
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(La prise de parole ci-dessus)