– Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente exécutive de la Commission européenne, chers collègues, en septembre 2024, Clément, 15 ans, vient d'entrer au lycée. Quelques heures avant de se jeter d'un pont pour se suicider, il reçoit ce message sur WhatsApp, je cite: «T'as fini ton suicide de merde?» Après sa mort, sa mère découvre dans son téléphone des traces de cyberharcèlement sur Snapchat, Discord, Instagram, TikTok, des algorithmes qui, alors qu'il allait mal, lui proposaient toujours plus de contenus liés au suicide.
On est tous d'accord, le numérique est une jungle où nos enfants sont seuls et sans défense. Pendant des années, on a laissé les plateformes dicter les règles du jeu. Résultat, le cyberharcèlement déferle sur tous les réseaux sociaux et il faut dire: stop! France, Portugal, Danemark, Espagne, Grèce, Autriche, Slovénie, tous les États membres, tous ceux-là, proposent leurs lois, leurs lois pour une majorité numérique.
Maintenant, la Commission européenne doit passer à l'action et décréter une majorité numérique européenne harmonisée. Dans la jungle numérique, chacun peut construire sa petite clôture, mais face à des plateformes sans frontières, seule l'Europe peut bâtir un véritable rempart. Madame la Commissaire, nous comptons sur vous.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)