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11 février 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, chers collègues, comment appelle-t-on une milice qui chasse les personnes en fonction de leur origine réelle ou supposée, qui tue ses opposants et multiplie les raids punitifs pour faire régner la terreur? C'est l'ICE de Donald Trump. Si cela avait été n'importe où ailleurs dans le monde, notre Parlement aurait déjà adopté plusieurs résolutions et les sanctions qui s'imposent. Mais non, ne froissons surtout pas notre allié, Donald Trump. L'ICE peut doubler ses effectifs, tuer au moins 30 personnes en un an, les États-Unis restent bien sûr le partenaire privilégié de l'Union européenne, selon les mots d'Ursula von der Leyen. Pire, l'Italie accueille à bras ouverts leurs agents pour ces JO d'hiver. Ce Parlement, des socialistes à la droite, reprend l'adoption de l'accord commercial complètement inégal avec les États-Unis, et la Commission européenne envoie pour ce débat crucial son commissaire à la pêche – avec tout le respect que j'ai pour vous, Monsieur le Commissaire. C'est dire comme vous prenez la menace au sérieux. Peu importe donc si Trump veut annexer un territoire européen, peu importe s'il met en pièces le droit international, peu importe s'il reprend les méthodes fascistes dignes des années 30. Comme dans les années 30, les capitalistes européens en profitent d'ailleurs. Capgemini fournit les logiciels; Parrot, les drones. L'argent de la haine et du sang n'a pas d'odeur. Voilà le modèle envié par l'extrême droite européenne: une milice qui emprisonne massivement, tue et sème la terreur. Un eurodéputé appartenant au groupe de Marion Maréchal s'est même réjoui des meurtres de l'ICE. Et sans surprise, Jordan Bardella n'est pas là pour ce débat aujourd'hui. Probablement préfère-t-il rester discret sur les agissements de l'ICE après avoir pris Trump comme modèle et organisé au Parlement européen des conférences avec les proches de Trump, pas plus tard que la semaine dernière. Quant à vous, Monsieur Valet, je serais vous, je me ferais tout petit. Vous prétendez défendre les policiers, mais en réalité, vous piquez dans la caisse et vous piquez leur argent à vos propres collègues. Petit à petit, Trump impose ses méthodes partout. L'ICE est déjà en germe en Europe. Frontex fait la chasse aux migrants à nos frontières, pendant que des politiques migratoires toujours plus inhumaines sont adoptées, comme hier dans ce Parlement. En France, l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a même lancé des rafles anti-migrants, de vastes opérations pour arrêter un maximum de sans-papiers. Aux États-Unis comme en Europe, comme le disait Bertolt Brecht, le ventre d'où sort le fascisme est toujours fécond. Cessons de le nourrir avant qu'il ne soit trop tard.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-02-11_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, chers collègues, merci, Monsieur Glucksmann, pour votre pondération et votre équilibre, pour vous qui distribuez des brevets de respectabilité en permanence. Les événements survenus à Minneapolis ont suscité une émotion légitime, Monsieur Glucksmann. La mort de deux... Lire ▸
au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, la plus ancienne démocratie moderne, les États-Unis, bascule vers un régime autoritaire. En un an, depuis la réélection de Donald Trump, les contre-pouvoirs américains, que l'on pensait pourtant parmi les plus forts au monde,... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)