– Monsieur le Président, le Parlement européen se sent toujours investi d'une mission quasi divine: dire au monde ce qu'il doit penser, comment il doit vivre et ce que devraient être les sociétés, souvent au mépris des peuples et des réalités. Cela fait pourtant des années que cette posture moralisatrice ne produit aucun résultat concret pour les femmes. Pendant que nous empilons les concepts et les slogans, les islamistes progressent, les lois coutumières continuent de martyriser les femmes, les mariages forcés, les crimes d'honneur, l'excision, les violences sexuelles, le revenge porn ou les deep fakes se multiplient, y compris chez nous en Europe.
Cette année, le thème est l'accès des femmes à la justice. Du fait d'économies décroissantes, les tribunaux ferment, les commissariats aussi. Et que propose-t-on? Une justice fragmentée, idéologisée, avec la création de tribunaux spécialisés pour les violences sexistes. Une justice dont l'accès devrait être ouvert à tout le monde sur terre, c'est-à-dire aux frais du contribuable européen.
L'accès à la justice, valeur louable, devient sous votre plume une nouvelle filière de régularisation des clandestines, alors que rien ici n'est dit sur la justice qui doit effectivement leur être rendue, quand 89 % d'entre elles subissent violences sexuelles et viols sur le chemin de leur migration. Et là aussi, c'est un rapport de l'ONU qui le dit. Et vous voudriez organiser des cours d'exception chez nous? Alors que non: les femmes, au nom même de l'égalité que vous ne cessez d'invoquer, doivent être devant les mêmes juges que les hommes et ne pas être considérées en fonction de leur sexe, mais bien de leurs droits.
Protéger les femmes exige de la lucidité sur notre réel et du courage politique: sécurité, maîtrise des frontières, application ferme d'un droit qui, seul, est universel et protège les victimes. Pas d'incantations mondialistes déconnectées du réel qui n'apportent aucun soulagement aux femmes…
(Le Président retire la parole à l'oratrice)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)