– Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, au moment où il vous revient de présider les négociations sur le budget pluriannuel, nous voulons vous adresser un message clair: on ne construit pas la compétitivité en sacrifiant la solidarité ou en léguant une planète invivable à nos enfants. Car, comme le dit le proverbe irlandais: «C’est en nous abritant les uns les autres que nous vivons.» Aussi, tant que le Conseil ne renoncera pas à liquider le Fonds européen ou à rogner les Fonds de cohésion pour financer le Fonds de compétitivité, il n’y aura pas de consentement du Parlement européen.
L’autre clash annoncé, c’est sur l’écologie. Je vois bien les tentations de tuer le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» à coups de dérogations, qui permettraient aux bénéficiaires de l’argent européen de s’asseoir sur les dégâts collatéraux qu’ils font subir à la nation. Mais j’ose espérer que, après l’épisode terrible de canicule que nous venons de vivre, votre présidence portera haut cette idée que, si l’union fait la force, l’unité se forge dans la justice sociale et dans la responsabilité environnementale.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, chers collègues, aujourd’hui, nos agriculteurs n’étouffent pas sous le manque de promesses, ils étouffent sous leur accumulation. L’Union européenne est devenue une usine à contraintes. Le programme de la présidence irlandaise affiche de beaux objectifs: compétitivité, sécurité alimentaire,...
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