– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, à Gaza, le cessez-le-feu n’existe que sur le papier. Les frappes continuent. Elles tuent 125 Palestiniens chaque mois. L’armée israélienne ne s’est pas retirée; elle contrôle 60 % de la bande de Gaza.
Alors, dans ce Parlement, il faut que notre groupe insiste à chaque plénière pour que nous puissions juste débattre de ce qu’il se passe en Palestine. Toute discussion est systématiquement verrouillée par les groupes de droite et d’extrême droite. Pourquoi? Comment être à ce point aveugle à la souffrance humaine et à l’injustice?
Cela a été dit: il a fallu quelques heures au gouvernement israélien pour rompre les relations avec la haute représentante de l’Union européenne, Kaja Kallas, parce qu’elle dénonçait le régime d’apartheid en Cisjordanie. Mais nous, nous tergiversons depuis des années, sans suspension de l’accord d’association avec Israël. Nous n’avons toujours pas condamné la loi sur le rétablissement de la peine de mort en Israël, conçue pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens, toujours pas protégé la Cour pénale internationale contre les sanctions américaines.
Cette inaction complice est celle des droites européennes, que l’histoire jugera. Il y a des élections dans quelques mois en Palestine et en Israël. Une nouvelle génération peut arriver au pouvoir pour enfin travailler à la justice, à l’égalité des droits et à la paix. Il faut agir maintenant.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Commissaire, le ministre des affaires étrangères israélien insulte Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, et quatre jours plus tard vous courez à Tel-Aviv lui serrer la main, sans doute avec l’approbation d’Ursula von der Leyen. Le signal envoyé est...
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(La prise de parole ci-dessus)