au nom du groupe Renew. – Madame la Présidente, la géographie nous l’impose: parce que la Russie est européenne et que c’est avec elle que nous partageons ce continent, il nous faut trouver les voies et moyens de coexister dans une paix solide et durable.
Cela demande deux choses: la première est de toujours plus aider l’Ukraine à infliger à Vladimir Poutine la défaite qu’il mérite. La stabilité de notre continent exige que plus personne ne puisse croire, en Russie, que la force brutale puisse triompher du droit et que les missiles puissent reconstituer l’empire des tsars. Peut-être ce jour est-il plus proche qu’on ne le croit – on verra –, mais la certitude est que rien ne sourit plus à Vladimir Poutine, qu’aucune dictature ne survit à l’humiliation d’une déroute militaire, et qu’une page se tournera donc bientôt à Moscou, dans trois jours, trois mois ou trois ans.
Ce jour-là, nous devons le préparer, et c’est pour cela que nous avons entamé et que nous poursuivrons un dialogue avec l’opposition russe. Avant même que la victoire de l’Ukraine ne lève un vent de liberté à Moscou, il faut que les Russes – non pas le Kremlin, mais les Russes – nous entendent leur dire que nous ne voulons rien d’autre que vivre à leurs côtés, dans la sécurité et la coopération, et que, le jour venu, nous tendrons la main à une Russie libérée, enfin libre de choisir l’Europe et la démocratie.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)