au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, en République démocratique du Congo, les populations subissent déjà les ravages de la guerre. Désormais, elles doivent affronter une nouvelle catastrophe: Ebola – plus de 1 500 cas, plus de 500 morts.
Mais il faut dire les choses: ce virus se propage aussi parce qu’il arrive dans des régions, l’Ituri et le Kivu, détruites par la guerre. Depuis 2021, l’est du Congo est à nouveau ravagé par les attaques du M23, soutenu par le régime de Paul Kagame. Des millions de personnes ont dû fuir, des infrastructures et des hôpitaux ont été incendiés.
Alors, comment arrêter Ebola? Comment arrêter quand il n’y a pas assez d’ambulances, quand les centres de soins sont détruits, quand les médecins ne peuvent même plus atteindre les malades? Oui, il faut envoyer de l’aide humanitaire, mais fermer les yeux sur les vrais responsables de ce chaos, c’est accepter que la situation continue; c’est nous rendre complices.
L’Union européenne doit enfin agir, comme le demande le Parlement depuis plusieurs années: sanctionner le Rwanda et M. Kagame et faire pression pour mettre fin à cette guerre. Pourquoi tant de complaisance pour le Rwanda? C’est le moment de montrer qu’on sait faire aussi une action politique, et pas uniquement une action humanitaire!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)