– Madame la Présidente, mes chers collègues, la persécution sanglante des chrétiens se propage en Afrique subsaharienne, et le Nigeria est particulièrement touché par ce drame. Ces deux dernières années, 3 490 chrétiens ont été tués – plus de 40 000 d’entre eux ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection islamiste de Boko Haram en 2009.
Ces populations sont tuées, violées, déplacées et traitées dans des conditions atroces. Les églises sont incendiées, et les enlèvements massifs dans les écoles chrétiennes se multiplient. Les 13 et 14 juin encore, plus de 250 personnes ont été tuées par les milices islamistes. Un autre exemple de leur barbarie: Leah Sharibu, une jeune femme de 21 ans, est détenue depuis 2018 par un groupe islamiste car elle refuse d’abjurer sa foi chrétienne.
Le Nigeria est également touché par une grave crise humanitaire: des milliers de familles sont contraintes de fuir les violences; elles vivent dans des conditions indignes, privées d’aide humanitaire et de soins.
Pour ces familles et pour toutes les victimes de cette violence, notre devoir est clair: cesser les pudeurs diplomatiques, désigner les responsables, éradiquer les coupables de ces crimes, cibler et conditionner nos financements, soutenir les communautés menacées, porter haut et fort la voix des chrétiens persécutés.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)