– Monsieur le Président, aujourd’hui on doit parler de la politique commune de la pêche et de son évaluation depuis 2013. C’est un vaste programme, et qu’en dire réellement? Doit-on parler de l’inaction de la Commission, qui batifole d’évaluations en réunions, de réunions en résumés, de résumés en groupes de travail, de groupes de travail en évaluations, avant de recommencer le cycle infernal? Parce qu’en fait, Monsieur Kadis, rien ne bouge. À chaque audition, ce sont les mêmes termes creux, les mêmes impasses politiques qui mènent notre pêche à sa perte, et je pense sincèrement que c’est le but ultime: tuer notre pêche artisanale au profit d’une pêche financiarisée. Pour autant, ce serait trop facile de s’en tenir à la simple responsabilité de la Commission.
Je crois qu’il faut parler aussi ici – plutôt – de ceux qui n’ont jamais de mots assez durs sur le terrain pour dénoncer Bruxelles, mais qui ont voté et votent tout ce que la Commission impose à nos pêcheurs artisans. C’est en fait, je pense, de cela que meurt notre filière pêche, et ce sont eux qui portent l’entière responsabilité de la situation de nos pêcheurs aujourd’hui.
Alors notre engagement, il est tout autre: résister, défendre notre pêche, défendre notre souveraineté alimentaire, changer de cap et enfin porter l’espérance de nos pêcheurs pour demain. Car c’est à leurs côtés que nous nous battons. Nous ne lâcherons rien et tout est encore possible!
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, à la suite de la présentation de l’évaluation de la politique commune des pêches devant notre commission le 3 juin dernier, le PPE a souhaité ce débat avec vous en plénière. L’évaluation appelle désormais une évolution, guidée par un objectif: que les attentes des...
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(La prise de parole ci-dessus)