– Madame la Présidente, contre vos bouffonnades socialistes de l’impôt, je choisis la poésie:
«Une abeille, au lever de l’aurore.
Visitait mille fleurs.
Le pollen devenait trésor.
Le miel coulait.
La ruche entière, ouvrières et reines, vivait.
D’un ordre exemplaire.
Parut un frelon.
Ventre rond.
Venu de Bruxelles ou de Paris.
Escorté de mille bourdons.
Ton miel est beau: je te prélève.
Un impôt sur la cire,
La dîme sur ta sève.
Une taxe sur ta ruche.
Un péage sur le soleil.
L’octroi pour tes ailes.
La redevance pour ton sommeil.
L’abeille, lasse du scandale:
À quoi bon tant d’œuvres loyales.
Si mon travail nourrit surtout.
Celui qui ne produit aucun sou?
Clemenceau l’avait dit: “La France est un pays fertile”.
On y plante des fonctionnaires agélastes et serviles.
Il y pousse des impôts chaque jour, inventés par des sots.
Heureusement on hasarde de perdre en voulant trop taxer.
Et tel est toujours pris celui qui croyait prendre sans travailler.
Vous êtes mille percepteurs.
Nous sommes des millions de producteurs.
Plus petits mais plus nombreux.
Nous chasserons les frelons.
Car voici l’heure de la contre-révolution!»
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, notre continent décroche. Face à la concurrence déloyale de la Chine et des États-Unis, notre industrie recule et nos entreprises étouffent sous le poids de vos normes. Face à ce déclin économique, que propose ce rapport? Une énième trouvaille bureaucratique: la création d’un 28e régime...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)