- Monsieur le Président, à défaut d'autres résultats, les marchandages de Nice auront éclairé les intentions des protagonistes de l'Union européenne.
Institutionnaliser les lois de la jungle, où les plus forts tentent d'écraser les plus faibles, ne pouvait aboutir qu'au bricolage institutionnel de Nice. La seule chose qui freine les quatre principales puissances de l'Union européenne pour imposer leur domination commune sur l'Europe, c'est qu'elles sont elles-mêmes rivales les unes des autres.
Il est à remarquer, avec l'exception anglaise concernant la fiscalité, ou avec l'exception française concernant les productions culturelles, que chaque grand État sait sauvegarder ce à quoi tient sa classe dirigeante. Ainsi, en matière sociale, c'est la Grande-Bretagne, dont la législation est la plus déficiente parmi les grands pays, qui a mis en avant l'exception anglaise. Mais aucun État n'a mis en avant l'exception sociale pour préserver ce qui, dans sa propre législation sociale, est le moins défavorable aux travailleurs ou pour s'opposer à la privatisation des services publics.
C'est reconnaître que les travailleurs et les classes laborieuses n'ont rien de mieux à attendre de l'Union européenne que de leur État national, c'est-à-dire une égalisation par le bas, un affaiblissement de la protection sociale, la liquidation des services publics et une dégradation de leurs conditions d'existence. En conséquence, nous avons voté contre cette résolution.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
par écrit. - Contribuer à la mise en place d'un programme de développement du contenu numérique européen sur Internet est effectivement primordial et les priorités retenues ne prêtent pas le flanc à la critique.
Mais ce que le texte a intégré au motif de la nécessaire adaptation linguistique et culturelle est...
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(La prise de parole ci-dessus)