par écrit. - Le sursaut démocratique et social dont l'Europe a aujourd'hui besoin n'a pas eu lieu à Nice. Au contraire, ni l'adoption d'une Charte des droits fondamentaux au rabais, ni l'extension de la majorité qualifiée dans des domaines mineurs, ni la poursuite des libéralisations des services publics, ni la généralisation de la coopération renforcée dans le domaine de la défense ne feront croire aux citoyens européens que l'Europe va dans le bon sens.
Le Sommet de Nice est un échec pour la présidence française et plus particulièrement pour la social-démocratie européenne. Mais aurait-il pu en être autrement lorsque nous voyons des dossiers comme la taxe Tobin, les paradis fiscaux, la sécurité maritime ou encore la lutte contre le chômage et la précarité rester à l'état de déclarations d'intention ou de projets virtuels sans moyens et sans agenda pour les appliquer.
Il était possible de donner un autre sens à l'Europe, notamment en prenant en considération les exigences portées par les manifestations et les forums qui se sont déroulés en parallèle du Sommet de l'Acropole. Mais les gouvernements sont restés sourds aux paroles citoyennes. Le gouvernement français a préféré recourir à la force et à la violence plutôt qu'aux débats démocratiques. Cette attitude est inacceptable, comme l'a été la fermeture de la frontière franco-italienne ou encore les nombreuses arrestations de manifestants, dont il faut exiger la libération immédiate.
Pour ces raisons, nous ne pouvons pas voter pour cette résolution.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
par écrit. - Le Sommet de Nice s’est conclu dimanche par un accord qui devrait déboucher sur un projet de traité.
Tout le monde, aujourd’hui, s’accorde pour dire que ce Traité sera médiocre et qu’il sera bien en deçà des espérances du Parlement européen et des "vrais" européens ! Les débats en plénière l’ont bien...
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(La prise de parole ci-dessus)