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14 décembre 2000 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, au nom du groupe du parti des socialistes européens, je veux exprimer une certaine satisfaction de voir enfin reconnu, par la Commission et par le Conseil, ce que nous ne cessons de répéter depuis plusieurs années, et de manière plus intensive depuis plusieurs mois : premièrement l'Europe, dans le domaine de la construction navale, s'est imposée des contraintes et des obligations plus grandes et plus rapides que celles de ses principaux concurrents et surtout, deuxièmement, la Corée du Sud a outrageusement violé les règles de la concurrence, avec un dumping financier éhonté. C'est pourquoi nous avons salué les efforts, très récents, de la Commission, même si d'ailleurs je m'inscris en faux contre la méthode de calcul utilisée pour faire apparaître un taux d'aide européen très élevé dans le chapitre 5 du rapport au Conseil du 5 décembre. Faute de temps aujourd'hui, je m'en expliquerai directement par écrit avec le commissaire. Nous avons pris acte, aussi et surtout, des conclusions du Conseil du 5 décembre. Un Conseil qui a accepté de préserver l'avenir en faisant preuve de fermeté vis-à-vis de la Corée du Sud et en ne fermant pas la porte à la possibilité de rétablir l'aide à la construction navale, en mai, sur des segments bien précis de marchés très touchés par la concurrence coréenne. Cette conception est d'ailleurs conforme au Traité. Je n'ai pas le temps d'y revenir plus en détail. Autre point positif de la réunion du Conseil : la mise à jour de l'arrangement "navires" au CDE sur les crédits export datés de 1981. Enfin, nous avons noté avec intérêt l'ouverture du Conseil en ce qui concerne les aides à la recherche et au développement. Ce point est très important dans des entreprises, pour des entreprises qui sont, en effet, très innovantes. Ce que nous demandons, et ce que je demande aujourd'hui, c'est l'application intégrale et surtout sans délai des conclusions du Conseil. Si, en mai 2001, il s'avérait nécessaire de remettre en œuvre des aides, il faudrait le faire sans délai. Autre inquiétude concernant le 6ème programme-cadre de recherche et de développement : dans son projet, la ligne "technologie marine", qui existait dans le cinquième, semble, aujourd'hui, avoir disparu. C'est quelque chose qui, à mon avis, n'est pas acceptable et qu'il faudrait remettre, non seulement, en quantité mais aussi en méthode d'utilisation de ces crédits pour les rendre plus faciles. Enfin, bien sûr, nous comptons que, dès le 18 décembre, dans la réunion du groupe 6 de l'OCDE, l'arrangement "navires" soit examiné. Je terminerai en félicitant M. Langen - dont j'apprécie ici le soutien aux travailleurs et à la nécessité d'intervention étatique pour défendre l'économie - et en souhaitant à la Commission qu'elle fasse, à l'avenir, bon usage de la leçon qui lui a été donnée dans le domaine de la construction navale et de la concurrence éhontée d'un certain nombre d'autres pays au monde.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2000-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

- Merci, Monsieur le Commissaire. Je crois qu'au nom de notre Assemblée, je peux à mon tour vous présenter nos meilleurs vœux pour ces fêtes de fin d'année. Le débat est clos. Le vote aura lieu ce soir, à 17h30.
- L'ordre du jour appelle le rapport (A5-0371/2000) de M. Langen, au nom de la commission de l'industrie, du commerce extérieur, de la recherche et de l'énergie, sur le deuxième rapport de la Commission au Conseil sur la situation de la construction navale dans le monde
(La prise de parole ci-dessus)