par écrit. - Le projet de budget pour 2003 est en soi un bon projet. Pour la première fois, le Parlement européen accomplit un véritable travail de rigueur, en tenant compte de la situation économique et des contraintes qui pèsent sur les États membres, et traite les finances européennes avec une austérité dont on ne peut que se féliciter.
Néanmoins, il n'est pas exempt de quelques dispositions contestables, dont la plus inacceptable concerne l'aide aux populations et aux soins de santé en matière de procréation pour laquelle a été proposée une augmentation de 200 %, augmentation qui a été rejetée par le Conseil.
En effet, si l'on rapproche cette ligne budgétaire des objectifs du rapport Sandbæk, qu'elle finance, rien ne nous garantit l'exclusion de l'avortement (sa pratique comme sa promotion) de ce financement. Or, notre Parlement ne permet pas de telles pratiques et a "solennellement" rappelé lors du vote du rapport sur "les sciences du vivant et des biotechnologies", "le respect de la vie et de la dignité de tout être humain quel que soit son stade de développement et son état de santé".
Face à un tel doute et en l'absence d'éclaircissement de la part du Commissaire Nielson, on ne peut voter en faveur cette ligne budgétaire.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)