par écrit. - La monotonie de ces rapport annuels n’a d’égal que leur optimisme sans limite. En effet, comment peut-on oser, ainsi que nous y invite ce rapport, dresser un bilan globalement positif de la PESC en 2002, alors même que, sur le conflit en Irak, l’Europe s’est montrée incapable de choisir entre, d’une part, la soumission sans concession aux impératifs de la politique étrangère américaine voulue par les représentants de la "jeune Europe" et, d’autre part, la politique d’indépendance initiée par les représentants de la "vieille Europe"?
Que les choses soient parfaitement claires: même si je considère qu’elle est parfois appliquée de façon discutable, je ne condamne nullement la politique étrangère américaine, tout du moins ses fondamentaux. Ce que je déplore, en revanche, c’est la cécité des fédéralistes européens qui, plutôt que de tirer les leçons de la crise, s’obstinent dans une voie sans issue en espérant se saisir du précédent irakien comme d’une "chance et d’un défi pour faire enfin de l’Europe un acteur de poids en matière de politique étrangère".
Une telle incompréhension des ressorts de la haute politique, une telle négation des réalités géopolitiques laissent augurer de nouvelles et graves désillusions.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)