- Monsieur le Commissaire, chers collègues. Oui! Oui à la recherche. Je me souviens de la commission temporaire sur la génétique humaine, oui à la recherche, oui aux compromis du sixième PCRD. Et puis, il faut peut-être parler d’une chose dont personne n’a parlé ici encore, et pourtant j’écoute les débats depuis le début. Il y en a qui sont ici pour critiquer cette recherche et la refuser au nom de quelque chose qui n’est pas dit et que je vais dire. C’est presque un gros mot, c’est le mot "avortement". Il y en a qui luttent ici, à travers ce refus de la recherche, contre l’avortement.
Alors, on peut parler de la souffrance, de la maladie de Parkinson, et cætera… Moi, je voudrais aussi parler de cette question là, celle qui concerne le droit des femmes. Cette question comporte deux aspects. Premièrement, la recherche sur les cellules souches, ce n’est pas une lutte éthique sur la question de savoir si, oui ou non, on a le droit d’avorter dans les pays européens.
Deuxième point, en revanche, les hommes et les femmes ne sont pas à égalité par rapport aux cellules souches embryonnaires. Je serais heureuse que quelqu’un d’autre que moi le dise dans cette enceinte. Il y a toute une série d’amendements, Monsieur le Commissaire, qui portent sur le refus de sources de profit autour de cela, et que vous renvoyez, au titre de l’article 152, comme ne relevant pas de l’Union européenne et de nos institutions. Or, je vous rappelle que l’article 3 de la Charte des droits fondamentaux dispose que l’on ne peut pas faire du corps humain une source de profit, et je vous rappelle également que cette charte sera inscrite dans la Constitution, bientôt, nous le souhaitons tous ici, je l’espère. Par ailleurs, j’attire l’attention sur le fait que, si les cellules souches embryonnaires touchent quand même d’abord et avant tout les femmes, et ce que les femmes portent en elles, il n’est pas question qu’elles deviennent des instruments de la recherche, économiquement parlant. Pas de sources de profit. Même si nous devons penser que ce n’est pas à nous qu’il appartient de le dire, je pense quand même que nous devons affronter cette difficulté fondamentale dans l’histoire.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)