- Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, chers collègues, je crois que, derrière un programme législatif, se cache toujours un projet politique. De ce point de vue, l’année 2004 devrait être celle qui nous permette de réconcilier deux objectifs absolument essentiels de notre Union: la paix et la prospérité. Tous les défis qui nous attendent pour 2004 n’ont en effet aucune chance de succès si nous ne retrouvons pas, sur notre continent, les bases de la prospérité. Or de ce point de vue, le troisième objectif fixé pour l’année 2004 par la Commission, à savoir le développement durable, est tout à fait essentiel lorsque l’on regarde la situation économique actuelle de l’Union.
Dans ce contexte, nous osons espérer, au nom de mon groupe, que la Commission privilégiera clairement la question de l’emploi, car ni l’élargissement, ni une nouvelle Constitution ne seront acceptables aux yeux de nos concitoyens si, d’abord, nous ne nous préoccupons pas de la question de l’emploi. Pour cela, nous avons aussi besoin d’investissements, aussi bien du public que du privé, en faveur des ressources humaines et d’un retour à un niveau de croissance suffisant pour contribuer à la qualité de vie de nos concitoyens. Ne comptons pas uniquement sur les variations des taux de change ou sur l’extérieur pour créer des zones de croissance pour l’Union.
Peut-être pouvons-nous regretter par ailleurs que la question de la gouvernance économique n’ait pas été davantage clairement abordée par la Commission dans son vaste programme pour 2004, d’autant que les conditions dans lesquelles la Commission compte préparer le sommet de printemps, s’agissant notamment de la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, ne semblent pas encore tout à fait claires. Nous avons besoin de savoir dans quelles conditions la nouvelle Commission aura à mettre en œuvre la suite de cette stratégie et, dans cet ordre d’idées, il serait peut-être utile que la Commission sortante élabore un bilan d’étape la concernant.
Enfin, il me semble que la question du développement durable devrait figurer plus haut dans le programme de la Commission. Je note aussi qu’en dépit d’un nombre totalement irréaliste de propositions législatives nouvelles, on observe certains oublis. D’abord, pas un mot de la deuxième lecture de la directive relative aux services d’investissement, alors que c’est un texte sur lequel nous avons beaucoup travaillé. J’ose donc espérer que nous pourrons le faire aboutir au cours de cette législature. Il en va de même du bilan d’étape concernant le plan d’action des services financiers et de l’extension de l’utilisation de la procédure Lamfalussy. Sur l’ensemble de ces points, cette Commission et ce Parlement devraient aboutir au cours de l’année 2004.
Pour terminer, je m’étonne, Monsieur le Président de la Commission, que votre programme législatif si lourd, si chargé, ne dise rien d’une demande récurrente de mon groupe et de ce Parlement dans son ensemble visant à la mise en place d’une directive-cadre concernant les services d’intérêt général pour laquelle la Convention, elle aussi, a marqué sa détermination.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
- Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, Mesdames et Messieurs les Commissaires, chers collègues, je m’adresse à vous en tant que président de la Conférence des présidents des commissions. Comme vous le savez, les commissions parlementaires ont été pleinement associées à la préparation du...
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