par écrit. - Le rapport Linkohr dénonce le fait que les dépenses allouées à la recherche sont trop faibles en Europe. Nous sommes évidemment pour l’augmentation des moyens de la recherche. Mais ce rapport justifie cette augmentation par des arguments inacceptables. Il ne parle jamais de l’utilité de la recherche pour améliorer les conditions de vie et de travail, ou pour sauvegarder l’environnement.
L’unique critère présenté pour le financement de la recherche, c’est la compétitivité et l’affirmation de l’Europe. La méthode proposée pour cela, c’est la recherche menée sur une base concurrentielle, qui fasse davantage droit aux intérêts commerciaux des entreprises privées. Le rapport relève que toutes les activités de recherche ne produisent pas l’effet positif escompté sur les économies européennes; il préconise dès lors qu’un système européen soit mis en place pour élaborer des critères d’efficacité et de succès et évaluer la recherche au regard de ces critères. Or, justement, la communauté des chercheurs et des scientifiques, en France et dans d’autres pays européens, se mobilise contre la diminution drastique des financements publics et contre l’orientation imposée à la recherche pour la diriger vers les domaines les plus immédiatement rentables.
Avec eux nous défendons la liberté de la recherche au nom de l’intérêt général. J’ai donc voté contre ce rapport à la logique dangereuse.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
par écrit. - Le vote de ce rapport est l’occasion pour moi de rendre hommage à ce grand parlementaire qu’est Rolf Linkhor et de saluer le travail extraordinaire du commissaire Busquin, au cours du mandat qui s’achève, pour donner à la recherche une véritable dimension européenne.
Il faut maintenant passer, d’un...
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(La prise de parole ci-dessus)