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19 novembre 2003 · Parlement européen · hémicycle Séance
par écrit. - Certes, dans les mots - ainsi du "nouvel élan" - l’ambition est affichée de relations plus étroites. On parle "d’espace commun", mais sans construction commune! On en est en effet loin, à entendre Romano Prodi parler de "rapprochement politique et d’intégration progressive dans les structures économiques et sociales de l’Union européenne". On peut se demander si le mot "voisinage" n’a pas remplacé celui de "partenariat". L’objectif de l’Union est l’intégration pure et simple de ces pays au grand marché européen, mais sans aucune contrepartie financière en termes d’aide, ce dont les pays candidats à l’adhésion avaient eux bénéficié, même si les conditions en étaient drastiques et injustes. Autre aspect, l’ensemble de la communication de la Commission est marqué par une approche très sécuritaire des relations. On est loin de l’espoir d’une UE ouverte sur le monde. Or, la liberté de circulation pour les marchandises et les capitaux, mais pas pour les personnes, c’est non seulement inhumain, mais totalement illusoire et cynique. Si l’UE veut répondre aux attentes que beaucoup de peuples continuent de placer en elle et opposer aux États-Unis une autre conception du monde, tout appelle à tisser de nouveaux liens avec nos voisins, en particulier méditerranéens.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2003-11-19_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)