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19 novembre 2003 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Madame la Présidente, nous avons une double raison de refuser cette recommandation sur le système d’information Schengen de deuxième génération. Nous refusons d’approuver le système de fichier électronique de données personnelles, système que l’auteur entend perfectionner car c’est un outil de répression policière. Et nous refusons encore plus la politique que cet outil est destiné à servir. Les États pour qui la lutte contre le terrorisme sert de justification universelle veulent que ce fichier reçoive des données supplémentaires et se combine avec le système qui gère les visas. La consultation du tout serait élargie aux autorités judiciaires qui n’y ont pas encore accès. Cet outil de répression est élaboré en premier lieu contre les travailleurs migrants, pour les empêcher de venir dans l’Union européenne en menaçant par là même la liberté de tous. Dépenser des millions d’euros pour du matériel sophistiqué de surveillance et pour un système de mise en commun des informations sur ceux qui franchiraient une frontière qui leur était ouverte et qu’on leur claque sur le nez maintenant est scandaleux. C’est ainsi que l’on crée et perpétue des situations dramatiques sur lesquelles prospèrent des passeurs sans scrupules. Nous sommes opposés à la politique de l’Europe-forteresse, entourée de barbelés, qu’ils soient électroniques ou simplement juridiques. C’est une politique rétrograde, réactionnaire et inhumaine. Le destin des peuples du Sud de l’Union européenne est lié depuis des temps immémoriaux à celui des peuples de l’autre côté de la Méditerranée, du Maroc à l’Egypte. Les populations des pays nouvellement adhérents de l’Est européen sont liées par mille liens aux populations des pays de l’ex-Union soviétique. Restreindre la liberté de circulation entre l’Union européenne et les pays environnants, c’est trancher parfois dans la chair des peuples. Nous le refusons et nous voterons contre.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2003-11-19_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
- Merci, Monsieur le Commissaire. Le débat est clos. Le vote aura lieu demain à 12 heures.
- L’ordre du jour appelle la déclaration de la Commission sur le sommet UE/Canada, qui aura lieu à Ottawa le 17 décembre 2003.