- Le budget 2004 de l’Europe élargie est inférieur à 1% du revenu national brut. Depuis 1997, il n’aura jamais été aussi bas. Les engagements diminuent; les paiements diminuent. Les fonds structurels comme les dépenses agricoles diminuent également. Les crédits de la rubrique 4 accordés à l’aide extérieure sont désormais réduits à la portion congrue: 35 millions d’euros sont ainsi prélevés sur l’aide à l’Amérique latine. Les pressions financières sur des éléments fondamentaux de la politique communautaire, tels que les droits de l’homme ou le devoir de porter assistance aux plus faibles, s’accompagnent d’une rigueur dévastatrice à l’égard des fonds pour l’aide au développement. Dans ces conditions, comment croire à l’éradication de la pauvreté d’ici à 2015?
Quant à la question des crédits pour l’Irak, elle n’est pas d’abord financière. L’urgence est d’en finir avec l’occupation. Le peuple irakien doit recouvrer au plus vite sa souveraineté pour chiffrer lui-même ses besoins et organiser les moyens de les satisfaire. Le recours à l’instrument de flexibilité permettrait de trouver 95 millions d’euros. La solution proposée - réduire encore les crédits de la rubrique 4 - n’est pas acceptable. Ce budget n’est pas à la hauteur des défis que l’UE devrait relever aujourd’hui pour un monde plus juste et plus solidaire.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
- Je crois, Monsieur Mulder, que les applaudissements venant de tous les bancs de l’hémicycle vous éclairent sur la gratitude que notre Assemblée vous porte pour votre travail.
Le débat est clos.
Le vote sur cet important dossier aura lieu jeudi à 11h30.
(La prise de parole ci-dessus)