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17 décembre 2003 · Parlement européen · hémicycle Séance
- (DE) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, de temps � autre, et l’espace d’un instant seulement, les chefs d’État se font quelques illusions et je pense que l’une d’entre elles est qu’ils puissent affirmer vouloir une levée de l’embargo sur les ventes d’armes � la Chine. L’embargo sur les ventes d’armes est un instrument de pression politique, ce qui signifie que toute réponse � la question de savoir ce qui a changé en Chine doit être de nature politique. La Chine continue d’occuper militairement le Tibet, elle continue de menacer Taïwan et de ne pas respecter les droits de l’homme. Les perspectives de démocratie y sont nulles. Vous pouvez faire des affaires avec la Chine� - faites donc! La vente de centrales nucléaires � la Chine n’a aucun sens et est dangereuse, mais c’est une toute autre question, dont nous devrons débattre avec le chancelier allemand. Ce que je veux dire, c’est qu’il serait erroné non seulement d’exprimer le souhait de lever l’embargo sur les armes, mais également le serait-ce que d’exprimer une quelconque volonté d’envisager la question. Cela reviendrait � dire aux Chinois, "Vous faites de l’excellent travail. Continuez d’arrêter les gens qui osent dire franchement quelles sont leurs opinions; ça ne nous dérange pas le moins du monde. Nous sommes disposés � faire toutes sortes d’affaires avec vous!". Ensuite, je souhaiterais mentionner le cas du président Chirac et du chancelier Schröder� - deux chefs de gouvernement que je soutiens dans certaines situations politiques, notamment le conflit irakien. Une pensée terrible me traverse l’esprit: une stratégie similaire a-t-elle été utilisée pour acheter la collaboration chinoise? Il est inconcevable que nous puissions envisager d’acheter Poutine en fermant les yeux sur la Tchétchénie et les Chinois en leur fournissant des armes, dans le seul but de parvenir � une position commune au sein du Conseil de sécurité. Ce serait terrible. En guise de conclusion, je dirai que le président Chirac et le chancelier Schröder ont déclaré qu’ils voulaient la Constitution, qu’ils voulaient être européens, qu’ils voulaient simplement renforcer le Parlement européen. Naturellement! Le Conseil ne peut lever l’embargo sur les armes que si le Parlement y souscrit et ceci doit se faire par le biais d’un code de conduite issu d’un commun accord. Cela signifie que la levée de l’embargo sur les armes n’est ni envisageable ni acceptable sans le consentement du Parlement et je me réjouis qu’� l’heure actuelle, aucun des groupes politiques n’y soit favorable! Merveilleux! (Légers applaudissements)
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2003-12-17_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)