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18 décembre 2003 · Parlement européen · hémicycle Séance
par écrit. - Le Conseil européen, tenu à Bruxelles les 12 et 13 décembre, marquait la fin de la dernière présidence complète avant les élections européennes et ouvrait une période de "fin de mandat" pour le Parlement et la Commission. Cette fin de mandat apparaît marquée par un essoufflement des institutions, avec le blocage du projet constitutionnel - voir, à ce sujet, mon explication de vote sur les résultats de la CIG -, l’absence de reprise en main de la Commission secouée par des scandales successifs - voir, à ce sujet, mon explication de vote sur le programme de travail 2004 de la Commission -, mais avec aussi deux conclusions très révélatrices du Conseil de Bruxelles. D’abord, la décision d’annoncer un programme de grands travaux dit "à démarrage rapide", sans qu’on parvienne à comprendre comment il sera financé. Ensuite, la préoccupation motivée par l’absence à peu près totale de suivi au niveau des États membres, de la stratégie de Lisbonne, initialement destinée à renforcer la compétitivité de l’économie européenne. On a l’impression d’un système européen qui tourne à vide, et au sein duquel les États membres n’ont guère plus que des objectifs d’affichage. N’est-ce pas un inévitable retour de bâton, conséquence d’une volonté démesurée de tout faire, et de tout dominer?
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2003-12-18_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)