par écrit. - Je suis satisfait de l’accueil positif réservé par le Parlement au rapport Graefe zu Baringdorf, mais surpris par le vote de députés, notamment français, favorables à la dissémination de nouvelles variétés d’OGM avant l’établissement de règles contraignantes sur la coexistence. Certes, l’ambition des firmes semencières qui ont consacré des financements importants à la recherche et à la mise au point de variétés génétiquement modifiées est très logiquement d’obtenir dans le plus court délai possible un retour sur investissement maximal. Elles tendent donc tout naturellement à accréditer l’idée de la généralisation inéluctable d’une nouvelle génération de semences, appelée à se substituer rapidement aux semences améliorées sans modification génétique, comme s’il s’agissait d’un phénomène analogue à la substitution de la traction mécanique à la traction animale. Un tel basculement vers l’uniformisation des semences - le tout-OGM - et la disparition corrélative des filières traditionnelle et biologique remettraient en cause la diversité agricole de nos territoires européens et donc la spécificité des produits qui en sont issus. Le combat pour la diversité agricole, pour la pluralité, effective et durable, des filières est donc une partie intégrante et essentielle du combat pour la diversité culturelle.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
par écrit. - Je soutiens entièrement les conclusions du rapport Graefe zu Baringdorf, ainsi que celles de mon collègue, M. Souchet, dans son intervention d’hier, sur la coexistence des cultures OGM et non OGM. C’est un problème majeur, qu’on n’a pas le droit de laisser de côté en donnant immédiatement des...
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(La prise de parole ci-dessus)