- Monsieur le Président, au lendemain de la révolution de velours qui a entraîné la démission du président Chevardnadze, une nouvelle page s’ouvre en Géorgie.
Plus que jamais, la Géorgie a une opportunité à saisir, celle de se tourner vers l’Union européenne et d’approfondir l’accord de partenariat et de coopération existant. La Géorgie est une porte stratégique vers l’Asie centrale, mais les Géorgiens doivent savoir que leur avenir ne peut se limiter à choisir entre deux influences, celle de la Russie ou celle des États-Unis. La récente crise politique est un signal fort du peuple de Géorgie, qui a su montrer sa détermination à se battre pour la démocratie, et ce alors que la situation financière et économique du pays est catastrophique et que la corruption ne fait que croître.
À quelques semaines des élections présidentielles anticipées, qui auront lieu le 4 janvier 2004, l’Union européenne doit apporter une assistance politique, financière et technique efficace aux nouvelles autorités géorgiennes, afin de les aider à mener les réformes nécessaires pour stabiliser la situation du pays et permettre le déroulement des prochaines élections dans un climat serein. Il nous appartient également de proposer notre aide pour trouver enfin une issue pacifique au conflit persistant dans les régions de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. La situation financière et économique du pays devra, elle aussi, faire l’objet de sérieuses réformes permettant de faire reculer la corruption. L’Union européenne a d’ores et déjà apporté une aide financière globale d’environ 342 millions d’euros sous forme de subventions. Le processus de réforme économique doit plus que jamais continuer à bénéficier du soutien de l’Union européenne, afin de rétablir un climat encourageant les investissements étrangers et nationaux.
Enfin, l’Union devra accentuer ses efforts pour encourager la mise en place d’institutions démocratiques et soutenir et promouvoir les médias indépendants, par l’intermédiaire de programmes d’aide au développement tels que TACIS. La Géorgie doit savoir qu’elle peut bénéficier d’un soutien fort de l’Union pour retrouver enfin une certaine stabilité, dans un climat de démocratie et de transparence.
La source —
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