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12 janvier 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, dans l’important débat sur le paquet nucléaire, mon positionnement, et celui de mon groupe, la GUE/NGL, sont clairs. Nous n’avons pas, à cette occasion, à nous inscrire dans l’affrontement des "pour" et des "contre" de l’énergie nucléaire. Nous devons partir de la situation actuelle en termes de besoins d’énergie sur la planète, et en termes de réponse à ces besoins. Je rappelle quelques chiffres: 10 milliards de tonnes équivalent pétrole aujourd’hui, dont 90% d’énergie fossile. Nous devons ensuite nous projeter dans le vingt-et-unième siècle et constater que nos besoins vont doubler dès 2050 ou 2060, même en maintenant une mobilisation sans faille en termes d’économies d’énergie. Nous n’avons donc pas les moyens de nous priver de l’énergie nucléaire, sous peine à la fois de manquer d’énergie et de voir la pollution de la planète s’aggraver. Il nous faut donc tout faire pour améliorer sa gestion. C’est pourquoi, en ce qui concerne la gestion des déchets radioactifs et des combustibles usés, je félicite M. Vidal-Quadras pour la qualité de son travail. Il nous propose en particulier une modification essentielle. Chaque État membre fixe ses propres échéances, en termes de gestion, dans l’élaboration et la présentation d’un programme d’ici le 31 décembre 2006. Cela me paraît plus réaliste que la proposition de la Commission. Le rapport pose aussi le problème de la nature des déchets en question. Sont-ils des marchandises en libre circulation? Pour nous, ce ne sont pas des marchandises ordinaires et nous sommes d’accord pour préciser que, si le programme d’un État membre peut prévoir le transfert de déchets nucléaires à destination d’un autre État membre, aucun État membre n’est obligé d’accepter de telles importations. Enfin, pour ce qui est de la sûreté des installations nucléaires pendant leur exploitation et leur déclassement, je veux également féliciter mon collègue, Esko Seppänen, qui a mené de main de maître son travail de rapporteur. La proposition de la Commission n’était pas vraiment satisfaisante, et M. Seppänen ne s’est pas contenté de lui demander de revoir sa copie, il a listé les lacunes, il a émis des critiques constructives auxquelles je me rallie et que mon groupe approuve. Oui, vraiment, Monsieur le Président, Madame le Commissaire, on peut dire que, globalement, sur ce paquet nucléaire, notre Parlement européen et notre commission ont bien travaillé.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2004-01-12_FR.html
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