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13 janvier 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Madame la Présidente, aujourd’hui, comme chaque jour d’ailleurs, plus de 8 000 personnes sont mortes du sida, faute de traitement. Plus de 4 millions de malades africains ont un besoin vital de traitement et seules 50 000 personnes y ont accès. Le sida n’est du reste pas le seul fléau qui accable les pays du Sud: la tuberculose est en pleine expansion et tue 2 millions de personnes chaque année, le paludisme provoque chaque année 1 à 2 millions de décès et touche 300 à 500 millions de personnes. Or, on dispose des moyens thérapeutiques permettant de guérir ces maladies ou de réduire de manière significative la mortalité. Mais ces traitements coûtent cher, trop cher, pour des pays qui ne peuvent consacrer que des sommes dérisoires à leurs systèmes de santé, si bien que les médicaments sont pour le Nord et les cercueils sont pour le Sud. Heureusement, les choses commencent à bouger. Des avancées ont marqué l’année 2003 et donnent un peu d’espoir: l’initiative de l’OMS visant à fournir un traitement à 3 millions de malades d’ici 2005, l’accord trouvé le 30 août 2003, à Genève, par les membres de l’OMC, la décision du gouvernement d’Afrique du Sud de lancer un programme national de traitement, la poursuite de la baisse des prix des médicaments antirétroviraux sur le marché mondial et le programme d’essais cliniques en partenariat entre l’Europe et les pays en voie de développement, doté d’un budget de 600 millions d’euros. Ces initiatives sont très encourageantes, mais elles sont encore bien insuffisantes. L’Union elle-même tarde à concrétiser ses promesses financières et le rapport Sandbæk vient opportunément, consacrer l’engagement de l’Union européenne et lui fixe une ambition à la hauteur des enjeux. Il rappelle que la priorité absolue doit être l’accès aux médicaments pour tous les malades, conformément à la déclaration de Doha. L’existence de brevets ne doit donc pas constituer une barrière à la production ou à l’achat de médicaments vitaux. Le rapport souligne, en outre, avec force que la prévention et le traitement des maladies transmissibles sont l’affaire de tous puisqu’ils constituent un bien public mondial. Il fixe un objectif ambitieux pour l’engagement financier de l’Union européenne et de ses États membres, un objectif d’un milliard d’euros par an. En adoptant ce rapport, l’Europe réaffirmera qu’elle entend jouer un rôle important dans la lutte contre ces fléaux.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2004-01-13_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
- Madame la Présidente, la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose est depuis longtemps au centre des préoccupations des Verts. Nous nous félicitons d’ailleurs du consensus qui règne aujourd’hui autour de ce rapport, ce qui n’aurait pas été possible il y a quatre ans. Il est inquiétant de constater que... Lire ▸