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13 janvier 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
- Madame la Présidente, nous voterons ce rapport parce qu’il décrit le désastre que constituent les maladies liées à la pauvreté. Pour quiconque lit ce rapport avec un minimum d’humanité et de raison, le simple constat est un véritable réquisitoire contre notre système économique et social, qui tolère que des millions d’êtres humains meurent de maladies que l’on peut guérir, notamment la tuberculose et le paludisme. Tout le reste du texte n’est qu’un constat d’impuissance. L’impuissance n’est pas le fait de la seule rapporteuse, mais de l’ensemble du système. Le Parlement est convié à voter, mais il n’a pas le pouvoir de toucher à la racine du mal. On ne combattra efficacement les maladies liées à la pauvreté qu’en combattant la pauvreté et, par conséquent, en combattant les inégalités criantes d’une organisation sociale où certains individus peuvent s’approprier et accumuler plus de richesses que des pays entiers. Que signifie, par exemple, la proposition - et je cite - d’impliquer l’industrie pharmaceutique européenne dans la lutte contre les maladies liées à la pauvreté? Chacun sait pourtant que les trusts pharmaceutiques cherchent à faire du bénéfice, même au détriment des plus pauvres, et qu’il n’est pas question pour eux de distribuer des médicaments, même cent fois amortis, à des malades qui n’ont pas les moyens de les acheter. En outre, lorsque ces trusts n’ont pas l’espoir de faire du profit parce que la maladie ne touche que des pays pauvres, ils arrêtent les recherches, comme le constate le rapport lui-même, en citant par exemple la maladie du sommeil. L’industrie pharmaceutique devrait fonctionner sous le contrôle de la société, sans rapporter de profits privés, et produire les médicaments nécessaires pour les distribuer à tous ceux qui en ont besoin. Cela ne mettrait pas encore fin à la pauvreté, mais cela pourrait contribuer à une certaine égalité en matière de soins.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-5-2004-01-13_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

- Madame la Présidente, la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose est depuis longtemps au centre des préoccupations des Verts. Nous nous félicitons d’ailleurs du consensus qui règne aujourd’hui autour de ce rapport, ce qui n’aurait pas été possible il y a quatre ans. Il est inquiétant de constater que... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)