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17 novembre 2004 · Parlement européen · hémicycle Séance
par écrit. – Nous n'oublions pas, nous, que Chypre a été envahie militairement il y a 30 ans, dans un contexte international certes difficile. Qu'elle a été, et est encore, coupée en deux. Que la population grecque du nord de l'île a été chassée et spoliée de ses biens et de ses terres. Que le nord de Chypre est toujours occupé par une puissance étrangère, qui y a fait venir des dizaines de milliers de ses ressortissants, ajoutant en cela la colonisation massive à l'occupation militaire. Nous n'avons aucune hostilité de principe ni à l'égard de la Turquie en tant que telle, ni à l'égard de la communauté d'origine turque, chypriote depuis plusieurs générations. Mais nous estimons que tant que le problème de l'occupation militaire n'est pas réglé, il ne convient pas que l'Union européenne octroie à la Turquie, c'est à dire au pays occupant, qu'elle s'apprête à faire entrer en son sein, des sommes considérables. Nous ne pouvons cautionner cette situation. Nous voterons contre le rapport Rothe.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2004-11-17_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
par écrit. – Depuis 30 ans, le tiers du territoire de l'île de Chypre est occupé par l'armée turque, qui, pratiquant l'épuration ethnique, a chassé les Chypriotes de confession orthodoxe de leurs terres, pour les donner à des colons turcs venus d'Anatolie. Les institutions européennes, non seulement ne condamnent... Lire ▸