– Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Commission, le Conseil vous avait pris en otage; le Parlement va, demain, vous libérer, et il était temps qu'il le fasse, car le travail vous attend. Votre tâche n'a pas été facile face à la force d'inertie du Conseil, plus préoccupé par la défense des intérêts nationaux que par une vision européenne. Monsieur Barroso, les événements de ces dernières semaines vous auront, je l'espère, rapproché davantage du Parlement européen.
Certes, nous avons des regrets. Regret que le gouvernement néerlandais n'ait pas accepté notre recommandation d'un changement de portefeuille pour Mme Kroes; sa tâche ne sera pas facile, car toutes ses décisions seront soumises à débat. Regret qu'on vous ait imposé le maintien de M. Kovács. J'ai les plus grands doutes sur sa capacité, de par ses origines, à traiter des questions de fiscalité. En revanche, nous apprécions le retrait de Mme Udre, et bravo à M. Frattini pour sa très bonne prestation. Nous avions déjà pu mesurer l'intérêt qu'il portait à une Union plus efficace.
Votre Commission aura donc notre confiance, Monsieur Barroso, car vous avez fait preuve de responsabilité. Alors regardons l'avenir. Notre Parlement s'est affirmé, il compte jouer son rôle à vos côtés. Il sera votre complice, car comme je vous l'ai déjà dit, l'Europe n'avancera qu'avec ce tandem: Commission et Parlement forts. Nous ne connaissons que trop en effet les paralysies dues au Conseil. Votre tâche est immense: le oui à la Constitution, l'emploi, la compétitivité, le soutien à nos PME, nos artisans. Nous attendons de vous une véritable politique industrielle propre à soutenir la croissance.
Mais surtout, la priorité est à la défense des intérêts des citoyens européens. J'ai retenu dans votre intervention votre souhait de créer une Union qui parle aux jeunes, aux jeunes générations. Une Union qui, pour moi, devrait préparer leur avenir par des formations professionnelles, par un apprentissage des langues accessible à tous. Deux grands défis vous attendent, Monsieur Barroso: le vieillissement des populations et le recul démographique. Si vous avez la volonté voulue, si vous avez l'ambition voulue, Monsieur le Président Barroso, vous pourrez compter sur nous. Ce que nous vous demandons, c'est d'être le chef d'une équipe visionnaire pour l'Europe.
(Applaudissements)
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)