– Madame la Présidente, Monsieur le Président désigné de la Commission, le Conseil ne vous aidera pas car il ne cherche pas à renforcer votre pouvoir, sinon cette fameuse "pear pressure", dont le Conseil veut nous faire croire qu'il est pour lui la meilleure méthode pour avancer, aurait dû conduire la présidence néerlandaise à admettre l'erreur qui consistait à prendre le relais des Italiens dans le rôle du têtu. Ni la présidence néerlandaise ni le Conseil européen ne vous ont aidé, alors vous voilà avec une candidate affaiblie pour ce qui est du pouvoir essentiel de votre Commission. Votre institution en sortira affaiblie, alors écoutez ce que le Parlement européen vous dit.
Dans la lettre que le président Borrell vous a transmise au nom de la commission que je préside, nous vous avons demandé quelle serait la méthode transparente d'alerte et de surveillance lorsqu'un conflit potentiel d'intérêts se présentera, conflit qui, à mon avis, dépassera largement les cas relevés par votre service juridique, le problème n'étant pas de savoir de quel conseil d'administration Mme Kroes a été membre, mais de savoir dans quel secteur elle a appris à défendre telle ou telle entreprise et à combattre telle ou telle autre.
Dans votre intervention, je n'ai entendu aucun propos rassurant, ni sur ce point ni sur la façon dont vous déchargerez Mme Nelly Kroes de ses compétences lorsqu'un conflit d'intérêts interviendra. Ça ne pourrait pas être le directeur général qui deviendrait un vingt-sixième commissaire …
(La Présidente retire la parole à l'orateur)
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)