par écrit. – Je me suis abstenue lors du vote final sur le rapport Eurlings.
Il serait, en premier lieu, raisonnable de n'envisager aucun nouvel élargissement sans avoir préalablement réglé la question des frontières de l'Europe. Repousser indéfiniment ses limites comporte le risque de ne faire de l'Europe qu' une vaste zone de libre-échange. Les fédéralistes convaincus ne peuvent pas se résoudre à un tel renoncement.
En second lieu, l'expérience montre que l'ouverture de négociations conduit immanquablement à l'adhésion dès lors que le pays candidat remplit les conditions exigées, et notamment les critères de Copenhague. Or, s'il est permis d'espérer que la Turquie continue sur la voie des progrès réalisés, notamment en matière de démocratie et de droits de l'Homme, il n'existe, à ce jour, aucune garantie que l'Europe soit prête à se doter des moyens, notamment budgétaires, pour procéder de manière satisfaisante pour tous à un tel élargissement.
Ce vote d'abstention est donc un signal d'avertissement au Sommet européen du 17 décembre: pas de nouvel élargissement sans approfondissement! Cessons de mettre les peuples européens devant le fait accompli en les sommant d'entériner des décisions prises sans eux plusieurs années auparavant par les chefs d'Etat et de gouvernement
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)