geheim.land Recherche Politique
12 janvier 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, en qualité de vice-présidente de la délégation ASEAN, je souhaite exprimer toute ma compassion aux familles des victimes d'Asie du Sud­Est, ainsi qu'aux familles des victimes d'origine européenne. On peut se féliciter de l'importance du montant que l'Union européenne s'apprête à verser aux pays d'Asie du Sud­Est, montant décidé lors de conférence des donateurs à Genève. Toutefois, la réunion conjointe des commissions parlementaires du développement, des affaires étrangères et du budget, la semaine dernière à Bruxelles, nous fait craindre qu'il s'agisse d'un simple redéploiement des fonds alloués au développement. Malgré la décision de mobiliser la réserve d'aide d'urgence à hauteur d'une centaine de millions, nous ne savons pas aujourd'hui quelle sera la part réelle de la réaffectation des crédits et celle des fonds nouvellement levés. Il est clair que l'Europe ne pourra pas multiplier les aides. Elle doit donc concentrer ses efforts pour les optimiser, en les orientant vers la coordination des compétences qui sont les siennes, c'est-à-dire les actions sanitaires, médicales, de réhabilitation d'infrastructures et de reconstruction. Par ailleurs, il est important que cette coordination des actions sanitaires de terrain, aux côtés des agences des Nations unies, s'accompagne d'un suivi des aides, tout particulièrement dans les pays où sévissent des conflits, et d'une coordination des moyens civils et militaires, notamment pour reconstruire. À cet égard, une certaine mutualisation des capacités européennes de protection civile, ouvertes à tous les États membres et composées d'équipes conjointes intéropérables et déployables rapidement, serait souhaitable pour faire face à ces catastrophes naturelles, malheureusement de plus en plus fréquentes. De plus, à côté de ces aides directes et à l'analyse de ce qui vient de se produire, nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion poussée concernant la prévention. L'Europe pourrait ainsi proposer, lors de la conférence de Kobé, que le Fonds pour l'environnement mondial puisse être utilisé pour le développement des unités de sécurité civile ou encore la mise en place d'un fonds de contribution volontaire destiné à financer un système d'alerte précoce, tel qu'il existe dans l'océan Indien. Pour conclure, je pense qu'à l'image de l'élan mondial généré par cette catastrophe sans précédent, il s'agit aujourd'hui d'étudier, à l'échelle de tous les pays développés, un rééchelonnement global de la dette de tous ces pays.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-01-12_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)