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12 janvier 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, chers collègues, l'annulation de la dette des pays les plus pauvres est pour nous, en effet, une nécessité absolue si nous voulons sérieusement nous attaquer aux inégalités Nord-Sud et au mal-développement autant qu'au sous-développement. Elle doit néanmoins aller de pair avec une lutte accrue contre la corruption, les paradis fiscaux, la criminalité financière mondialisée. Elle ne peut, non plus, absoudre tous ceux, y compris au sommet des États, qui se sont enrichis personnellement de façon scandaleuse, au mépris de leur peuple et d'un minimum de bonne gestion budgétaire. L'annulation de la dette constituerait par ailleurs une première étape dans la perspective d'une réforme en profondeur de notre politique d'aide au développement. Une politique de coopération Nord-Sud repensée devrait ainsi s'appuyer sur des objectifs beaucoup plus ambitieux, notamment en matière d'énergie, d'eau, de santé, d'éducation et affirmer, préciser la notion de bien public mondial. Nous avons besoin, de façon urgente, d'un engagement très fort de l'Union à cet égard, qui soit assorti d'objectifs clarifiés et doté de moyens beaucoup plus importants. Un plan qui aurait la même ampleur que le plan Marshall de l'après-guerre, mais avec un nom et un cadre résolument européens.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-01-12_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

– Madame la Présidente, je crois qu'il faut se garder de penser que la réduction de la dette ou son annulation est une fin en soi, car c'est, au contraire, un des nombreux moyens dont nous disposons pour aider au développement. Cela va de pair avec les prêts à bonifier, avec les fonds gratuits, avec, par exemple,... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)