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13 janvier 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, cette affaire ne nous paraît acceptable ni sur le fond ni sur la forme. On a entendu la réponse de la Commission: c'est la réponse habituelle du patronat à des salariés licenciés, c'est-à-dire que toutes les formes ont été respectées. Eh bien! non, il y a là un vrai conflit du travail. Ces professeurs de langues ont travaillé pendant des dizaines d'années pour la Commission, ils ont formé différents commissaires aux langues des divers pays, et on les jette comme des malpropres! Cela n'est pas acceptable. Je ne peux pas croire une seule seconde que la Commission pourrait être comparée à ce qu'on appelle, en termes impropres, en France, les patrons. Cela n'est pas possible. Il y a ici conflit du travail: il faut donc renégocier, rediscuter. Je veux bien croire qu'il y ait des questions, obligatoires, d'externalisation progressive; mais il suffisait d'attendre quelques années pour que l'externalisation progressive ne fasse pas renvoyer des professeurs de langues au sein de la Commission. Il suffisait d'attendre cinq, six, dix ans pour la plupart d'entre eux. Donc, dans un conflit comme celui-là, il faut discuter. Pour ma part, je crois que, si la Commission veut être entendue sur l'aspect social, que défendent le Parlement européen et l'Europe, eh bien! il faut discuter, et la Commission se doit, à ce niveau-là, aujourd'hui surtout, d'être totalement exemplaire.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-01-13_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)