au nom du groupe. – Monsieur le Président, il va sans dire que je ne partage quasiment rien de ce qui a été dit par la collègue précédente et, comme bon nombre de membres de cette Assemblée, j'étais présente au Forum social mondial de Porto Alegre. Il ne s'agit pas, à présent, de faire un concours pour savoir qui est le plus à même de lutter contre la pauvreté, mais de voir les choses telles qu'elles sont.
D'une part, le Forum social mondial a été un succès énorme cette année - 155 000 inscrits, 135 pays, c'est considérable - avec un ton nouveau puisque, effectivement, sur un certain nombre de thématiques - sociale, environnementale, économique, financière - bon nombre de réseaux ont continué à se mettre en place, ont travaillé extrêmement sérieusement, de façon extrêmement concrète pour, précisément, aboutir à un certain nombre de propositions, toujours en devenir mais bien réelles.
D'autre part, le Forum social mondial, ce ne sont pas seulement des ONG, ce sont aussi des parlementaires - le Forum des parlementaires - des élus locaux, en nombre aussi cette année, qui ont discuté des politiques des communes, des collectivités locales pour répondre aux défis auxquels nous sommes confrontés. C'est aussi une jeunesse extrêmement présente, très dynamique, très enthousiaste, très travailleuse également et je crois qu'on ne peut pas balayer d'un revers de main un tel dynamisme, un tel élan.
Le Forum social mondial a en réalité deux buts. Premier but, expliquer que le libre-échange ne peut pas constituer une réponse aux inégalités sociales qui s'aggravent. Elles ne s'aggravent pas à cause d'un fléau tombé du ciel, mais bien parce que les politiques qui sont menées depuis plusieurs années en matière d'ajustement structurel, en matière de réduction des dépenses publiques ont conduit à une aggravation des inégalités et de la pauvreté, à une dégradation accrue de l'environnement et de la planète dans son ensemble.
Deuxième but, proposer une alternative au modèle de développement actuel et refuser que l'objectif du libre-échange mondial soit présenté comme la panacée et la solution miracle à tout. Manifestement, ce n'est pas le cas. Tous les organismes des Nations unies montrent l'aggravation de la situation aujourd'hui.
Enfin, qu'il s'agisse de Porto Alegre ou de Davos, c'est bien du concret qu'il nous faut. Nous devons cesser de nous payer de mots, de prises de position, d'images. Il nous faut des engagements très précis et concrets, un échéancier. Monsieur le Président de la Commission, c'est cela aussi que nous attendons de vous: pas seulement de bonnes intentions, des objectifs du Millénaire, mais bien des propositions extrêmement précises, vous qui êtes, avec la Commission, avec nous tous, en mesure de prendre des décisions.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe. – Monsieur le Président, je voudrais d'abord me réjouir qu'un débat avec la Commission, représentée par vous-même, Monsieur le Président de la Commission, puisse avoir lieu dans ce Parlement au lendemain du Forum social mondial et du Forum économique mondial. Je crois que c'est un signe de...
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(La prise de parole ci-dessus)