au nom du groupe. – Monsieur le Président, Monsieur le Président en exercice du Conseil, Madame la Commissaire, vous avez rappelé à juste titre les nombreuses initiatives prises par l'Union européenne lors de la soixantième session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies. J'en conviens, mais je me souviens aussi des déclarations de Chirine Ebadi à la suite de cette soixantième session. Elle disait, parlant du silence sur l'Iran, sur la situation des droits de l'homme en Iran: "le silence est une insulte pour les victimes". J'ai gardé cette phrase en tête et je crois qu'il faut se souvenir aussi que, lors de cette soixantième session, un certain nombre de pays, dont la Chine, le Zimbabwe et Cuba, ont pris des initiatives extrêmement fortes visant à vider de son contenu la Commission des droits de l'homme. L'Union européenne doit être particulièrement vigilante face à ces stratégies tout à fait néfastes menées par certains pays.
J'entends bien, Monsieur le Président du Conseil, que nous avons à notre disposition plusieurs instruments – je pense à la Chine. Mais pourquoi seraient-ils exclusifs l'un de l'autre? Pour ces pays, la crédibilité de l'Union européenne, son efficacité, c'est de montrer qu'elle n'a pas deux poids et deux mesures: elle dispose de plusieurs instruments, certes, mais qui ne sont exclusifs les uns des autres.
Je crois que la résolution parlementaire – en tout cas, c'est le souhait de tous les collègues que vous entendez dans cet hémicycle – va contribuer à conforter la cohésion et la cohérence de l'activité de l'Union européenne. Nous avons mis l'accent sur un certain nombre de droits considérés comme des droits nouveaux, comme des droits de troisième génération. Ce serait tout à l'honneur et à l'avantage de l'Union européenne de mettre l'accent sur ces droits, qui sont liés à la mondialisation. Je pense aux droits humains, aux droits de l'homme et à la responsabilité des compagnies transnationales. Des travaux sur ces questions sont en cours au sein de mécanismes onusiens; l'Union européenne pourrait les encourager et les appuyer.
Nous avons aussi longuement discuté pour trouver les mots justes sur la question de la lutte contre le terrorisme, qui reste un sujet d'angoisse à bien des égards, comme l'a rappelé M. Ribeiro. Nous souhaiterions que les États obtiennent de l'ONU des recommandations en matière de lutte contre le terrorisme, parce que nous constatons de graves manquements dans ce domaine.
Je terminerai très rapidement sur la question des journalistes dans les zones de conflit. Nous en parlons à propos d'une situation dramatique qui émeut tout un chacun. À mon sens, les mécanismes internationaux visant à protéger ces journalistes ne sont pas suffisamment cohérents et efficaces et nous devons aussi réfléchir à cette question.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)