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23 février 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe. – Monsieur le Président, quand on parle de la faim, on parle aussi, cela semble une évidence, de politique agricole. Or, nous ne pouvons pas, d'un côté, échanger des vues sur les possibilités d'augmenter les fonds pour l'aide au développement et, de l'autre, mener des politiques agricoles qui contribuent à aggraver la situation pour bon nombre de pays. Or, je prendrai un exemple: en ce moment même se négocient des accords de partenariat économique avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) qui suscitent beaucoup d'inquiétude, voire de contestation quant aux orientations envisagées aujourd'hui. En effet, les discussions se concentrent presque essentiellement sur une libéralisation accrue des échanges, sans discernement, sans tenir compte des situations locales alors que, aujourd'hui même déjà, bon nombre d'exportations venant de nos pays, à bas prix, souvent subventionnées, contribuent à déstabiliser considérablement les paysanneries de ces pays. Donc, lors de la réunion de l'Assemblée paritaire ACP-UE qui aura lieu au mois d'avril à Bamako, je pense que toutes ces questions devront être examinées. Je souhaite, au nom de mon groupe, que les orientations de l'Union européenne dans ce domaine évoluent de façon à mettre beaucoup plus en cohérence ce que nous disons aujourd'hui sur la faim et la pauvreté et ce que nous disons ailleurs, dans d'autres enceintes, sur les politiques agricoles et la libéralisation des échanges en matière de produits agricoles. Il s'agit d'une question vraiment essentielle. Commençons déjà par mettre en adéquation ce que nous disons d'un côté et ce que nous faisons de l'autre, et je crois que nous aurons déjà bien avancé.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-02-23_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)