– Monsieur le Président, la tournure que prend le débat me surprend quelque peu. En effet, la discussion se concentre beaucoup sur l'identification des sources supplémentaires de financement. Même si nous avons raison, je me demande si ce débat ne va pas occulter la vraie question, à savoir: avant de s'interroger sur la quantité d'aide octroyée, ne devrions-nous pas d'abord nous efforcer d'améliorer la qualité et l'efficacité de l'aide existante? La question se pose d'autant plus que les discussions sur la taxation internationale ou sur la création d'un mécanisme de facilités de financement international relèveront d'une certaine hypocrisie, tant que les États-Unis et la grande majorité de la communauté internationale n'accepteront pas ces mécanismes.
De même, la quantité d'efforts déployés pour rechercher de nouveaux moyens, alors que Monterrey n'est toujours pas atteint, la priorité d'améliorer l'efficacité de l'aide existante pour atteindre l'objectif du Millénaire, l'éparpillement des ressources et des objectifs de la politique de développement diluent l'efficacité. Gardons-nous de nous engager dans cette fuite en avant; nous devons rester concentrés sur la recherche de solutions praticables nous permettant de respecter nos engagements actuels. Soyons concrets et pragmatiques, c'est ce qu'attendent les populations que l'on veut aider.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, je me réjouis de la tenue d'un débat sur la question de la faim et de la pauvreté. Un de plus, je dirais, mais je ne peux que m'en féliciter. Ce débat s'inscrit en outre dans la continuité de l'initiative lancée en septembre dernier par le Quintet aux Nations unies. Depuis, de nombreuses...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)