– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, merci pour votre communication, pour avoir élargi le débat sur la situation de la société Thyssen au secteur sidérurgique en général. À la suite des restructurations et fusions d'entreprises dans ce secteur, nous sommes en effet préoccupés par le retrait de pans entiers de la production en Europe et cela, à plusieurs titres. Il y a l'hémorragie persistante des emplois de ce secteur, le risque de perdre un savoir-faire technologique, les impacts économiques sur les autres activités, l'automobile, l'aéronautique, la production d'énergie, le bâtiment, etc. Il y a aussi les conséquences pour la recherche: comment seront mis au point les nouveaux matériaux indispensables aux technologies de demain si nos activités sidérurgiques disparaissent?
Par conséquent, l'Union européenne doit avoir un devoir et un droit d'ingérence dans les activités de la sidérurgie, en soutenant si besoin la recherche et le développement des entreprises du secteur par des aides financières publiques, en contrôlant que les investissements publics contribuent au maintien ou au développement de l'emploi et à la modernisation de l'outil industriel, en adoptant une stratégie plus déterminée face aux restructurations industrielles et à leurs retombées sociales, en soutenant les actions de reconfiguration de ce secteur industriel ou de reconversion vers des produits à forte valeur ajoutée, en créant des conditions favorables, en particulier pour les secteurs de pointe et de haute technologie, grâce à l'attribution des fonds de l'Union européenne par le septième programme-cadre.
Un proverbe français dit "c'est en forgeant que l'on devient forgeron". C'est donc en forgeant que nous gardons les forgerons, c'est en forgeant que nous maîtrisons le savoir-faire, c'est en forgeant que nous inventons les aciers de demain.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)