au nom du groupe. – Monsieur le Président, je parle au nom de l'Alliance des libéraux et des démocrates européens.
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, l'élan de solidarité suscité par la catastrophe du tsunami qui s'est produite au lendemain de Noël a peut-être été encore plus marqué parmi la communauté des gens de mer, conscients plus que d'autres de ses conséquences pour des populations dont une majorité vivait des ressources tirées de la mer.
C'est ainsi que, faisant écho à cette émotion, notre Parlement devait demander, dans sa résolution du 13 janvier, que soient examinées les possibilités d'expédier aux communautés affectées des moyens de tous ordres, y compris des bateaux susceptibles de leur venir en aide. C'est à cette fin que le commissaire Borg et ses services, après s'être rendus sur le terrain, nous proposent aujourd'hui d'approuver le règlement destiné à autoriser ces transferts éventuels. Cette annonce a provoqué l'émotion – que mon collègue Stevenson vient d'évoquer – de certains de mes collègues, alarmés à l'idée que l'Europe allait ainsi se donner bonne conscience en se contentant d'expédier ses vieux bateaux à des populations qui n'en auraient pas l'usage et qui seraient ainsi privées des moyens indispensables à la relance de leur économie.
Bien évidemment, ce n'est en rien le projet de la Commission, qui a, par ailleurs, dépêché les experts nécessaires à l'analyse des moyens de la reconstruction, à moyen et à long terme, des pays dévastés. Il s'agit donc ici à court terme, c'est-à-dire au cours des prochains mois, d'autoriser le transfert de quelques dizaines de bateaux adaptés aux besoins des populations locales et donc demandés par leurs autorités. Ces bateaux seront de taille inférieure à 12 m, vous le savez, et devront avoir moins de vingt ans.
Avant d'approuver, comme je l'espère, le projet présenté par la Commission, notre Parlement a tenu à préciser au moyen d'un certain nombre d'amendements les conditions de ce transfert qui, en particulier, ne pourra être effectué qu'au terme d'une étude réalisée par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO - vous en avez parlé, Madame la Commissaire. Celle-ci dispose de l'expertise et de l'autorité nécessaires et est responsable de la coordination des aides en provenance du monde entier. Les amendements ont également pour objectif de bien préciser, au moyen de nouveaux considérants, qu'il ne s'agit là évidemment que d'un complément éventuel à l'octroi de fonds destinés à la reconstruction des industries et des infrastructures du secteur.
La source —
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(La prise de parole ci-dessus)