– La situation que nous connaissons actuellement au Togo doit amener la plus ferme condamnation, de la part de notre assemblée, du coup d'Etat qui a porté Fauré Gnassingbé à la tête du pays. C'est pourquoi je me félicite des déclarations du Conseil et de la réaction du Parlement européen aujourd'hui à travers cette résolution.
Tout comme nous nous sommes montrés solidaires des protagonistes de la révolution "orange" en Ukraine il y quelques semaines, il faut apporter notre soutien aujourd'hui aux manifestants togolais qui refusent ce coup d'Etat et qui sont, pour cela, durement réprimés. Plusieurs morts sont déjà à déplorer dans les manifestations qui se déroulent à Lomé. Tout ceci est absolument insupportable et intolérable! L'Europe doit peser de tout son poids dans le rejet de cette dictature héréditaire, appuyée sur certains réseaux financiers mafieux en exigeant, tout d'abord, la démission de Fauré Gnassingbé puis la rédaction d'une nouvelle Constitution. Seules ces conditions pourront garantir la tenue d'élections libres et transparentes afin d'assurer la normalisation démocratique d'un pays exsangue et paupérisé par la dictature du général Eyadéma et de permettre à l'Union européenne de renouer sa coopération avec le Togo, suspendue depuis 1993, et dont les togolais ont grandement besoin.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, après près de 38 années de dictature exercée par le Président Eyadéma et avec la prise de pouvoir de son fils Faure Gnassingbé, au mépris de toutes les règles constitutionnelles et de l'engagement pris à Bruxelles le 14 avril 2004 pour un retour au dialogue politique entre toutes les...
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(La prise de parole ci-dessus)