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8 mars 2005 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, dix ans après la conférence de Pékin, la réalité continue d'être implacable pour des millions de femmes dans l'Union européenne. Trois points de plus pour le chômage des femmes par rapport aux hommes, 33% de femmes travaillent à temps partiel non choisi contre 6% d'hommes. Pour un même travail, les écarts de salaire varient de 6 à 30%. Une femme sur cinq dans l'UE est victime de violence domestique, ce qui est une grave violation des droits de l'homme et doit désormais relever du domaine public. En vingt ans, le nombre de prostituées recensées a été multiplié par 10 et 90% d'entre elles subissent des violences de leurs souteneurs et de leurs clients. Monsieur le Commissaire, il apparaît nécessaire et urgent d'impulser des politiques volontaristes d'information sur les droits et d'application des législations existantes dans les États membres, ainsi que de mettre en œuvre une politique efficace de contrôle et de sanction, car il ne suffit pas de fixer des objectifs ambitieux pour faire dix ans, vingt ans, trente ans après le même constat. Il ne suffit pas ­ et ceci est valable pour nous ­ de se donner bonne conscience un jour par an, puis de mépriser les femmes le reste du temps. L'Europe élargie, réunifiée, terre de liberté, terre des droits de l'homme a le devoir de se mettre en conformité avec sa future Constitution. (Applaudissements)
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2005-03-08_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)