Messieurs les Présidents des trois institutions, je vais uniquement centrer mon propos sur la relance du processus constitutionnel.
Je vous ai fait parvenir, il y a quelques jours, un document qui, comme l'a dit la présidence finlandaise, indique qu'on ne peut pas rouvrir le paquet, ce qui est une bonne chose.
Par contre, s'il faut décanter le dossier, comme l'ont dit les chefs d'État, cette décantation doit porter sur ce qui est constitutionnel et ce qui ne l'est pas, exercice beaucoup plus compliqué que de simplement séparer les première et deuxième parties du reste.
Le troisième aspect de ce que je propose, porte sur les modalités de la validation de ce "machin-là". Il faudra repasser devant les citoyens européens, et pourquoi pas, comme le dit le Parlement, d'une manière transnationale, de façon à tenir un référendum partout le même jour.
Et enfin, il faudra permettre que le texte, quel qu'il soit, évolue, moyennant des votes à une majorité surqualifiée, une double majorité surqualifiée, à 80 ou 90% peut-être, des États membres et des parlements, mais certainement pas à 100%. On ne peut pas prendre en otage les populations et les générations à venir.
Je pense que, sur cette base-là, les choses peuvent évoluer dans les prochains jours. Cela va aller très vite. Le 26 janvier, les pays du "oui" se réunissent à Madrid. Dix jours plus tard, les pays du "non", reconnus tels ou supposés, à Luxembourg.
De grâce, faites le maximum pour que ces choses évoluent.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)