Monsieur le Président, la présidence finlandaise nous a dit qu'il nous fallait une Europe des résultats. Ces résultats, nous les avons obtenus, effectivement, mais grâce au Parlement européen; je dirais même que l'année 2006 a été l'Année du Parlement, parce qu'il a su démontrer qu'il avait une vraie vision politique et qu'il n'était pas une chambre d'enregistrement. Je citerai la directive Services, REACH, etc...
Sur la Turquie, vous nous avez dit que le processus d'adhésion de la Turquie était seulement ralenti. Vous nous dites que les frontières de l'Union européenne tiennent à nos valeurs, mais nos valeurs, elles sont universelles, et nous ne pouvons pas accueillir tout le monde.
Veut-on une Europe européenne ou une Europe asiatique?
Le Président Barroso a fait allusion à la capacité d'intégration de l'Union européenne en disant qu'elle était essentielle. Il faudra bien définir des frontières géographiques car l'Europe ne se fera pas sans l'accord des peuples européens.
Enfin, concernant les clauses passerelles, tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'il faudrait une majorité qualifiée, mais quand il s'agit de politique d'immigration, encore faudrait-il d'abord s'entendre sur ce que l'on veut faire de cette politique d'immigration. Certains ouvrent les frontières massivement; d'autres souhaitent, au contraire, développer des accords avec les pays en développement.
La Présidence allemande a donc des chantiers énormes à traiter; je lui souhaite bonne chance.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)