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17 janvier 2007 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, je vous félicite pour votre élection. Dans ce débat, je veux d'abord rappeler la position de l'Union européenne contre la peine de mort et cela, en toutes circonstances, que ce soit pour le personnel médical de Benghazi, dans le cas de Saddam Hussein, dans le cas des opposants politiques en Chine ou encore dans le cas de tous ces anonymes dont on parle moins, notamment aux États-Unis. Le droit à la vie est un droit fondamental, essentiel à la dignité humaine, et c'est pour cela que l'abolition de la peine de mort figure parmi les conditions d'adhésion à l'Union européenne et qu'elle est une priorité de l'action extérieure de l'Union, qui a développé d'ailleurs des lignes directrices spécifiques dans ce sens. La situation du personnel médical de Benghazi constitue un drame, un drame qui affecte des familles et des enfants qui sont infectés par le virus du sida. L'Union européenne doit donc absolument continuer à contribuer à la mise en place de son plan d'action afin de venir en aide aux victimes et à leurs familles. Cependant, faut-il rajouter l'horreur au drame? Le médecin palestinien et les infirmières bulgares qui sont détenus depuis maintenant plus de sept ans et qui vivent un enfer permanent depuis leur arrestation n'ont pas commis ce crime. De nombreuses analyses indépendantes le prouvent indubitablement et les soi-disant aveux leur ont été extirpés sous la torture, chacun le sait. L'équipe médicale de Benghazi se retrouve donc otage d'un marchandage honteux et il est temps que cette parodie de justice cesse. Les démarches de l'Union européenne ne sont pas parvenues à ce jour à tirer l'ensemble de l'équipe médicale de cet enfer et il faut aujourd'hui peut-être s'interroger sur les relations de l'Union européenne avec les autorités libyennes. En effet, dès lors que nous évoquons le cas de Benghazi, tout le monde s'accorde à dire que la Libye n'est pas un pays démocratique, que la justice n'y est pas indépendante, que la torture y est courante, que les droits y sont bafoués. Pourtant, dès que nous parlons de gestion des flux migratoires, c'est comme si tout cela n'était plus vrai. Et les discours se font mielleux, invitant la Libye à progresser sur la voie de la démocratie et laissant entendre que les droits des personnes pourraient y être respectés. Ne croyez-vous pas que, pour que cette affaire connaisse une issue heureuse, il faudrait une politique de promotion des droits de l'homme et de la démocratie crédible, cohérente, débarrassée de tous les doubles standards et assumée à tous les niveaux? C'est cela, je crois, la condition du succès.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-6-2007-01-17_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)