Monsieur le Président, Monsieur le vice-président de la Commission, je voudrais tout d'abord féliciter mes collègues, Saïd El Khadraoui et Georg Jarzembowski, pour la qualité de leur travail et les excellents rapports qu'ils ont rédigés.
On vit actuellement une période charnière où on cherche comment garantir notre industrie, tout en la rendant durable, et comment atteindre l'objectif des "trois 20" réaffirmé par le Président de l'Union européenne d'alors, Nicolas Sarkozy, devant notre Assemblée en décembre dernier.
Dans cette perspective, l'Union européenne a affirmé sa volonté de légiférer afin de prendre en compte dans le prix du transport d'autres coûts supportés jusque là par l'ensemble de la société européenne. Et c'est le principe du pollueur-payeur que le Parlement a toujours soutenu.
C'est ce que nous avons voté pour le transport aérien, en juin dernier, avec l'intégration de l'aviation dans le système ETS. Dans le secteur maritime, la Commission européenne réfléchit actuellement au meilleur moyen de prendre en compte les rejets des navires, et c'est aujourd'hui ce que nous proposons avec ce texte pour le transport routier de fret.
Je suis d'accord avec ceux de mes collègues qui l'ont dit, il ne faut surtout pas freiner la mobilité. Nous devons continuer comme nous le faisons depuis de nombreuses années à encourager cette mobilité dans l'Union européenne, et il faut s'assurer d'une concurrence équitable entre les différents modes de transport.
Il ne faut pas contraindre à tout prix les entreprises à transporter les marchandises par train ou par bateau, au lieu de les acheminer par camion. Ce serait absurde et antiéconomique. Ce qu'il faut, c'est que les entreprises puissent choisir quel est le mode le plus avantageux, le plus rapide et le plus économique pour elles, et pour cela, le prix doit refléter le coût réel du mode de transport choisi.
En donnant la possibilité aux États d'internaliser certains coûts externes s'ils le souhaitent, cette directive est un premier pas dans cette direction. C'est une première étape vers une intégration réelle des coûts externes dans chaque mode de transport, et c'est un message politique fort. Il est important que nous le soutenions par nos votes demain.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)