auteur. − Monsieur le Président, je m'étonne un peu que nous nous retrouvions aujourd'hui à examiner une résolution d'urgence sur les droits de l'homme en Tunisie.
J'aurais préféré que la majorité de ce Parlement y soit plus attentive avant décembre 2010. Nous savons bien, comme les démocrates tunisiens le savent, combien l'Union européenne a été silencieuse, jusqu'au 14 février 2011, sur les violations des droits de l'homme sous le régime Ben Ali.
J'avoue que la première ligne de notre résolution ne manque pas de saveur de ce point de vue. Lisez-la, vous verrez! Mais le passé est le passé, et il ne se réécrit pas. On peut juste essayer d'en tirer les leçons.
La Tunisie progresse vers la transition démocratique. Les élections du 23 octobre dernier se sont bien déroulées. Les résultats sont là. Nous devons respecter le choix des Tunisiens. Saluons le fait que les nouvelles autorités tunisiennes aient d'ores et déjà signé de très nombreuses conventions internationales. Il faut les aider, sans ingérence, à les mettre en œuvre. Les anciens RCDistes noyautent toujours l'administration, et notamment la justice et la police. Les bavures évoquées ici en témoignent.
Aidons la Tunisie nouvelle, mais évitons de lui donner des leçons. Et, surtout, Monsieur le Commissaire, évitons d'être plus exigeants vis-à-vis de cette Tunisie nouvelle que nous ne l'avons été par le passé en matière de démocratie et de droits de l'homme. Faisons attention à la façon dont nous leur délivrons des messages. Je crois que c'est très important.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)